Il y a 27 jours - BBC Afrique, vendredi 27 janvier 2012 - Vu 338 fois
Le candidat d'opposition et président autoproclamé de République démocratique du Congo Etienne Tshisekedi voulait se rendre aujourd'hui au Palais présidentiel pour marquer son refus de la réelection officielle de Joseph Kabila, mais la police l'en a empêché, ainsi que ses partisans.
Ces militants de l'opposition réagissent aux tirs entendus autour de la résidence d'Etienne Tshisekedi jeudi après-midi, avant d'être dispersés par les forces de l'ordre. Le candidat de l'UPDS vient de se voir bloquer à la sortie de sa résidence du quartier de Limete alors qu'il voulait aller s'installer au palais présidentiel puisqu'il juge être arrivé premier lors de l'élection du 28 novembre, et non deuxième comme l'indiquent les résultats officiels.
Journalistes
Armes à feu ou grenades assourdissantes ? L'opposition fait état de plusieurs blessés, mais impossible de vérifier : les forces de l'ordre interdisent à tous les journalistes d'entrer dans les rues adjacentes au domicile de M. Tshisekedi. En fin de matinée jeudi, des policiers armés ont même brièvement interpellé les correspondants de l'Agence France Presse.
Toute la journée, les militants de l'opposition ont joué au chat et à la souris avec la police : un groupe se forme, les policiers leur courent après et tirent quelques grenades lacrymogènes, procèdent à des arrestations. Puis les manifestants se fondent dans la foule de ce quartier populaire avant de réapparaître un peu plus loin.
En fin d'après-midi, Etienne Tshisekedi est rentré chez lui pendant qu'un blindé et un canon à eau de la police prenaient position à l'entrée de son pâté de maisons. Les cadres de son parti présents sur place ne se disent pas surpris par la tournure des événements, mais espèrent que l'état de siège autour de leur leader encouragera les militants à revenir dans les prochains jours.
En attendant, c'est bien le président officiellement réélu Joseph Kabila qui continue à occuper le Palais de la nation.
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