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Il y a 47 jours  -  Agence Ecofin, mercredi 11 janvier 2017

Libéralisation des assurances : la RDC est-elle vraiment préparée ?

Le climat politique tendu continue à ralentir l’application effective de la loi portant Code des assurances entrée en vigueur au courant de l’année 2016. Beaucoup d’experts craignent un mauvais départ du marché des assurances en RDC, mettant ainsi en péril un processus entamé depuis 2005 mais qui peine à porter des fruits.

Pour le secteur privé, la RDC doit maintenir le cap de l’ouverture des assurances à la concurrence au risque d’exposer l’économie nationale. Le monopole exercé durant des décennies par la Société nationale d’assurance a entraîné des effets néfastes dont le faible taux de couverture des risques, la fuite des capitaux et les difficultés d’accès à certains types de financement par manque d’assurance appropriée. D’où la nécessité de continuer avec la réforme pour créer les conditions d’un bon départ. Pour le secteur privé, il faut consolider cette réforme pour sécuriser les investisseurs, les sous-traitants et les banquiers.

Du côté de l’Agence nationale de promotion des investissements (Anapi), l’on insiste sur le fait que les secteurs de la banque, des assurances et des institutions de micro-finance profitent actuellement d’une loi bancaire très libérale, conforme aux standards internationaux. « C’est un cadre idéal pour accueillir des banques d’affaires, des sociétés de leasing, des nouvelles sociétés d’assurances et de réassurances », indique l’Anapi.

L’abrogation du monopole et l’entrée sur le marché des assurances va marquer un réel bouleversement dans la vie économique nationale. Le diagnostic général présente la Sonas comme une société moribonde : perte de confiance des clients et des réassureurs, précarité de sa situation financière, pléthore du personnel et mauvaise qualité des services. Pour ailleurs, les analystes restent très critiques sur la situation à l’échelle de la région. En effet, l’on estime que la part mondiale des primes d’assurance vie et non-vie collectées dans les 54 pays d’Afrique représente à peine 2 %, alors que la région abrite 16 % de la population mondiale. Parmi les freins au développement du marché des assurances en Afrique subsaharienne (hormis l’Afrique du Sud, le Ghana, le Kenya et le Nigéria), il y a les raisons économiques au regard de l’extrême pauvreté qui règne en Afrique. Les produits s’adaptent très souvent difficilement aux réalités économiques de la région.

Laurent Essolomwa

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