Il y a 95 jours - Le Potentiel, mercredi 22 février 2012 - Vu 11 fois
Dans l’affaire qui l’oppose à l’honorable Dieudonné-Jacques Bakungu pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, l’organe de la loi n’a pas été tendre avec son réquisitoire. Ainsi, a-t-il requis la peine de mort contre ce cadre du parti politique UNC, élu de Masisi, sans avoir instruit à décharge ni évoqué une quelconque circonstance atténuante.
Hier mardi 21 février à la Cour suprême de justice, le ministère public a prononcé ses réquisitions dans l’affaire qui l’oppose à l’honorable Dieudonné-Jacques Bakungu Wehabwa et ses dix-huit coaccusés. Il a sollicité la peine de mort contre les six prévenus pris à la résidence du député à Goma dont sa nièce Nguwo Nyeesha Bakungu, et la servitude pénale à perpétuité pour les douze autres garçons ramassés à Goma ; des Hunde qui auraient été recrutés dans un mouvement, selon l’organe de la loi, pour chasser de Goma tous ceux qui ne sont pas de leur tribu.
Avant de requérir les peines, le ministère public a déclaré que les faits reprochés au député Bakungu et certains de ses coaccusés sont constitutifs d’infractions de rébellion contre des agents en exercice de leur fonction, meurtre du fait qu’il a ouvert personnellement le feu, détention illégale d’armes de guerre, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, incitation des militaires à commettre des actes contraires à la discipline, et l’appartenance à un mouvement qui ne fait l’ombre d’aucun doute.
Donnant son avis sur cet implacable réquisitoire, le député national Claudel-André Lubaya, secrétaire général adjoint du parti politique «Union pour la nation congolaise (UNC), a fait cette déclaration : «Pour nous à l’UNC, l’honorable Bakungu a été victime d’une violence armée». Le souhait du gouverneur honoraire du Kasaï Occidental Lubaya est que la Cour suprême de justice puisse décréter un non-lieu à l’endroit du prévenu Bakungu. L’honorable Claudel-André Lubaya a même ajouté que l’on doit plutôt dédommager le membre de son parti qui a été malmené avec sa famille, et dont la maison a été saccagée de fond en comble, sans oublier ce transfert non justifié à Kinshasa. Il a dit pour finir : « Dans deux mois, il y aura élection à Masisi où Bakungu, très populaire, doit être élu afin qu’il retrouve son siège à l’Assemblée nationale. Pour une bonne administration de la justice, Bakungu ne peut qu’être acquitté, car innocent sur tout ce qui lui est reproché ».
Par Donatien Ngandu Mupompa
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