Il y a 95 jours - Le Potentiel, mercredi 22 février 2012 - Vu 8 fois
Mettre tous les acteurs locaux autour d’une table afin de réfléchir sur les mécanismes d’appui au processus du budget participatif, tel a été l’objectif de la journée de réflexion organisée dernièrement sur la thématique par le Comité des droits de l’Homme et développement Codhod en collaboration avec le RECIC. Des recommandations nécessaires formulées permettront d’activer la machine dans un contexte de décentralisation inachevée dans lequel se trouve la RDC.
Dans le cadre de son «Programme de gouvernance locale et démocratie », le comité de droits de l’Homme et développement, CODHOD en collaboration avec Recic/Kinshasa, ont organisé une journée de réflexion sur «les mécanismes d’appui du processus de budget participatif en RDC». L’activité qui a eu lieu dans la salle de conférences d’OSISA, à Kinshasa Gombe a connu la participation des représentants des organisations internationales, des autorités politiques communales et des représentants des organisations de la Société civile.
Deux grands moments ont caractérisé cette rencontre, à savoir le mot de circonstance et la justification du contexte qui a conduit à l’organisation de la journée tentatives de la journée ainsi que l’échange d’expériences du processus par des organisations qui interviennent en cette matière, le cas du Codhod et Recic/Kinshasa. Sur cette base de ce partage, trois groupes de travail ont été constitués selon les différentes catégories des participants pour approfondir les réflexions afin de proposer les pistes de solution par rapport à la question.
Le premier groupe composé des autorités municipales a, de ce fait, réfléchit sur les actions prioritaires pour la dissémination du BP, les difficultés rencontrées et les mécanismes de les contourner ainsi que les voies et moyens pour dynamiser l’association des bourgmestres et l’approche participative dans la gestion des communes. Au terme de ces réflexions, ils ont arrêté, entre autres comme difficultés, l’absence des élections locales qui bloque la machine. Nommés les Bourgmestres ne rendent compte qu’à leurs partis et non à la population. Après avoir dénombré les difficultés, Ils ont proposé, notamment de militer pour l’organisation des élections municipales, urbaines et locales dans la transparence mettant ainsi fin à la nomination des Bourgmestres. Les membres du groupe ont aussi opté pour le respect de la prévision budgétaire annuelle ainsi que l’encourager et la création des initiatives privées afin de maximiser des recettes au développement de la commune.
Le deuxième groupe, celui des organisations de la Société civile, ont également réfléchi sur les mêmes questions que les bourgmestres, mais en identifiant les différentes expériences de BP. Après avoir relevé les difficultés, les membres du groupes ont proposé la création d’un espace de BP en termes de réseau ou cadre fédérateur de partage d’outils et d’expériences entre les acteurs ; de continuer avec l’éducation civique et la formation de la population et un travail de fond d’information des autorités de la ville afin de les faire comprendre l’importance du Budget Participatif et avoir leur engagement politique. Il sied de rappeler que la mise en place d’un réseau de la Société civile pour le BP qui devra accompagner les communes dans la mise en place du processus BP a été l’un des objectifs de la rencontre.
De leur côté, les représentants des organisations internationales ont d’abord identifié les différentes expériences de BP dans le pays. Ils ont ensuite donné leur vision sur le processus et les mécanismes d’appui du budget participatif et déterminé les Ong qui peuvent appuyer le processus. C’est ainsi qu’ils ont proposé, entre autre, la mise en place d’une coordination des OSC qui interviennent dans la thématique « bonne gouvernance/ BP » ; l’élaboration d’une stratégie nationale de dissémination de la thématique « bonne gouvernance/ BP » dans les provinces ; et la mise en œuvre d’un cadre fédérateur et élargir la cartographie des OSC travaillant dans la thématique « bonne gouvernance/BP ».
Par Raymonde Senga Kosi
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