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Il y a 95 jours  -  L'Avenir Quotidien, mercredi 22 février 2012  -  Vu 15 fois

2012 : les élections provinciales menacées !

Les élections provinciales, ce n’est pas pour demain. Elles restent tributaires du financement des partenaires extérieurs de la RD-Congo. ‘‘La CENI sera dans l’obligation de réadapter son calendrier électoral, si les partenaires extérieurs n’honorent pas leur engagement comme ils l’ont fait pour les législatives et la présidentielle’’, a déclaré ce mardi 21 février 2012, le Porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende au cours du point de presse qu’il a animé en son cabinet de travail. Pour le Ministre de la Communication et des Médias, si la RD-Congo a pris le risque d’organiser les élections présidentielle et législatives, c’est parce que les partenaires avaient assuré leur soutien financier’’. Conséquence, a-t-il poursuivi, le Gouvernement Congolais s’est retrouvé ‘’seul’’ à financer ces élections. Manifestement, le Sénat, les Assemblées provinciales, les Gouvernements provinciaux, devront, en principe, rester en place et ce, jusqu’à la tenue des nouvelles élections provinciales qui interviendront à une date qui reste à fixer. Ce faisant, les Gouverneurs, Ministres provinciaux et Sénateurs élus Députés Nationaux, ont encore assez de marge de manœuvre. Ils auront à faire leur choix, endéans 8 jours, soit après la validation de leur mandat. Cependant, quelles que soient les précautions prises par le législateur, les accommodations seront difficiles, au regard des multiples cas d’incompatibilité et surtout en marge de la bataille de repositionnement amorcé par les différents responsables des institutions étatiques. Les élections provinciales auront-elles lieu ou pas cette année ? La question est déjà sur toutes les lèvres depuis ce mardi 21 février 2012, après les propos tenus par le Porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende Omalanga, au cours du point de presse qu’il a animé en son Cabinet de travail. A en croire le Ministre de la Communication et des Médias, les élections provinciales ne pourront avoir lieu cette année que si et seulement si les partenaires internationaux de la RD-Congo acceptent d’apporter à temps leur financement. Pour le Ministre Mende, ‘‘si la RD-Congo a pris le risque d’organiser les élections présidentielle et législatives, c’est parce que les partenaires avaient assuré leur soutien financier’’. Conséquence, a-t-il poursuivi, le Gouvernement Congolais s’est retrouvé seul à financer ces élections. Aussi, conclut-il, ‘‘la CENI sera dans l’obligation de réadapter son calendrier électoral, si les partenaires extérieurs n’honorent pas leur engagement comme ils l’ont fait pour les législatives et la présidentielle’’. Un calendrier dépendant Déjà, le 26 janvier dernier, lors de la publication des résultats provisoires des législatives de novembre dernier, Daniel Ngoy Mulunda avait annoncé le report, à une date ultérieure, du début de l’opération de réception et traitement des candidatures à la députation provinciale, initialement prévue pour le 23 janvier 2012. Et, à ce sujet, le Président de la CENI avait promis un calendrier révisé, après la session d’évaluation de la première étape du processus électoral qui, en principe, était prévue pour cette deuxième quinzaine du mois de février 2012 lors d’un atelier réunissant autour des membres du bureau, les cadres de la CENI et les experts de l’Assistance électorale internationale, entre autres, la Monusco, le PNUD/PACE, l’IFES, NDI, ECF/SADC. Certainement que les conclusions et recommandations issues de cette session en diront un peu plus sur la tenue ou non, cette année, des législatives provinciales. Ce faisant, même si la CENI publiait un nouveau calendrier, celui-ci serait tributaire des moyens financiers à débloquer par les partenaires extérieurs de la RDC, l’Exécutif national n’étant manifestement plus disposé à prendre le même risque que auquel il a été confronté lors des élections couplées du 28 novembre 2011. Quid des conséquences ? Le cycle électoral s’arrêtant en si bon chemin, le processus de renouvellement des institutions s’en trouvera hypothéqué. Le Sénat, les Assemblées provinciales, les Gouvernements provinciaux, devront, en principe, rester en place et ce, jusqu’à la tenue des nouvelles élections provinciales qui interviendront ultérieurement. Pourvu qu’elles se tiennent. Sinon, il y aura tout simplement régression. D’autant plus que dans le cycle de 2006, les élections municipales, locales et urbaines ont été renvoyées aux calendes grecques. Que va-t-il se passer si jamais les partenaires extérieurs ne mettaient pas les mains dans leurs poches, pour financer les élections provinciales ? Le pays va-t-il s’accommoder à cet état d’instabilité institutionnelle ? Au sujet justement de ce financement extérieur, le Diplomate américain qui répondait à une question de la presse, avait laissé entendre dernièrement que le Département d’Etat des Etats-Unis d’Amérique n’avait pas encore levé l’option de financer les élections provinciales en RD-Congo. De ce qui précède, il y a lieu de soutenir que les Gouverneurs, Ministres provinciaux et Sénateurs élus Députés nationaux, ont encore assez de marge de manœuvre. Ils auront à faire leur choix, endéans 8 jours, soit après la validation de leur mandat. Cependant, quelles que soient les précautions prises par le législateur, les accommodations seront difficiles, au regard des multiples cas d’incompatibilité et surtout en marge de la bataille de repositionnement amorcé par les différents responsables des institutions étatiques face aux enjeux de la constitution du Bureau définitif de la chambre basse du Parlement et de la formation du tout nouveau gouvernement.

La Pros.

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