Accueil   >  L'actualité de l'Afrique en direct des Nations Unies   >  Torture: Il faut protéger les enfants

Il y a 374 jours  -  OnewoVision.com, jeudi 14 avril 2016  -  Vu fois

Torture: Il faut protéger les enfants

Torture: Il faut protéger les enfants Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a appelé les États à respecter leur obligation de venir en aide aux enfants victimes de la torture, aussi bien dans les pays en guerre, comme en Syrie, que dans les pays accueillant des enfants migrants.

« La torture est un crime sans équivoque », a déclaré Zeid Al Hussein lors d'une réunion du conseil d'administration du Fonds de contributions volontaires de l'ONU pour les victimes de la torture. « Et pourtant, de nombreux États et acteurs non étatiques continuent de torturer les gens, une horreur à laquelle mon personnel est confronté au quotidien », a-t-il regretté, soulignant que ni la sécurité nationale ni la lutte contre le terrorisme, ni la menace d'un conflit armé ne peuvent justifier cette pratique.

Le Haut-Commissaire a ajouté que les enfants ont droit à une protection toute spécifique, en raison de leur vulnérabilité mais que malheureusement ils sont de plus en plus victimes de la torture. Face à ce phénomène, le Haut-Commissaire a regretté que les États ignorent bien souvent leur obligation d'aider les enfants à se remettre et à obtenir réparation.

« Toutefois, à travers le monde, des réseaux de médecins, de psychologues, de travailleurs sociaux et d'avocats, comme ceux présents aujourd'hui, aident les enfants qui ont survécu à la torture à faire face au traumatisme qu'ils ont subi », a salué M. Zeid, ajoutant que leurs efforts sont en grande partie soutenus par le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture, qui a 35 ans cette année.

D'après le chef des droits de l'homme, les efforts de réhabilitation doivent également se concentrer sur les enfants réfugiés et migrants. Car beaucoup d'entre eux ont subi des traumatismes graves et de mauvais traitements avant de quitter leurs maisons. Il a ajouté que les enfants pris dans les mouvements migratoires à grande échelle risquent également de subir des violences au cours de leurs voyages, y compris sexuelles, aux mains des trafiquants.

Catherine Fiankan-Bokonga

Autres nouvelles »