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Il y a 305 jours  -  OnewoVision.com, mercredi 18 juillet 2012  -  Vu 146 fois

RDC : Déclaration des droits de l’homme dans l’Affaire Chebeya

Le porte-parole de la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Rupert Colville, a lu une déclaration de Navi Pillay concernant la tenue du procès en appel sur l’assassinat d’un défenseur des droits de l’homme congolais en juin 2010, Floribert Chebeya Bahizire. Elle espère que « la conduite de cette affaire reflètera l’engagement du nouveau gouvernement pour l’indépendance du pouvoir judiciaire ».

La Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Navi Pillay, a demandé que durant le procès en appel sur l’assassinat du défenseur des droits de l’homme, Floribert Chebeya Bahizire, et la disparition de son chauffeur, Fidèle Bazana Edadi, les standards internationaux d’un procès équitable soient respectés. « L’importance de ce procès ne peut être surestimée. Monsieur Chebeya était un pionnier dans le domaine des droits de l’homme en République Démocratique du Congo (RDC) et son assassinat a porté un coup aux défenseurs des droits de l’homme à travers le pays ».

Mr Chebeya avait été trouvé assassiné le 2 juin 2010 dans les faubourgs de Kinshasa. Le 23 juin 2011, la cour militaire de Kinshasa / Gombe a condamné 5 policiers de meurtre, arrestation et détention illégales, enlèvement. Trois policiers ont été condamnés par contumace. L’inspecteur général de la police nationale congolaise a été suspendu de ses fonctions mais il n’a jamais été formellement inculpé. La prochaine audience du procès en appel est prévue de se tenir aujourd’hui.

« Un certain nombre de questions justifiées ont été soulevées au sujet du procès initial, y compris le fait que des témoins clés n'ont pas été interrogés. J'appelle les autorités judiciaires congolaises à prendre toutes les mesures nécessaires pour veiller à ce que le procès en appel soit entièrement conforme aux normes internationales de procès équitable. Compte tenu de l'implication possible de haute autorités dans ces crimes, il serait souhaitable de nommer suffisamment de juges de haut rang pour présider le procès ».

La Haut-Commissaire a également exprimé une certaine inquiétude au sujet de la sécurité et la bonne préservation de nouvelle information importante, récemment mis en lumière. « Tout élément de preuve doit être sécurisé et préservé avec grand soin », a-t-elle dit.

Navi Pillay a noté que deux ans après l’assassinat de Mr Chebeya, la situation des défenseurs des droits de l’homme en RDC reste précaire. « La conduite de cette affaire sera considéré comme le reflet de l’engagement du nouveau gouvernement pour l’indépendance du pouvoir judiciaire et le respect d’un procès équitable ».

La Haut-Commissaire a également appelé le nouveau Parlement d’adopter les projets de lois pour la protection des défenseurs des droits de l’homme ainsi que la création, aussi rapidement que possible, d’une Commission nationale indépendante des droits de l’homme. Elle a aussi déclaré que le Haut-Commissariat aux droits de l’homme était disponible pour fournir de l’assistance aux autorités congolaises à cette fin.

Catherine Fiankan-Bokonga

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