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Il y a 735 jours  -  OnewoVision.com, jeudi 16 juin 2011  -  Vu 199 fois

L’UNICEF exhorte les États africains

L’UNICEF exhorte les États africains à protéger les enfants contre la violence, l’exploitation et les sévices En Afrique, des milliers d’enfants sont soumis chaque jour à la violence, à l’exploitation et à des sévices. La situation est particulièrement grave pour ceux qui vivent et travaillent dans la rue. À l’occasion de la 21e Journée annuelle de l’enfant africain, l’UNICEF exhorte les gouvernements à renforcer les systèmes d’appui qui constituent le fondement d’un environnement plus protecteur au sein des familles et des communautés, afin d’assurer la sécurité des enfants et de renforcer les familles en offrant des services sociaux, de santé ou éducatifs de base.

Protéger les enfants En cette Journée de l’enfant africain, comme tous les autres jours d’ailleurs, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour remédier aux problèmes qui font que tant d’enfants sont séparés de leur famille et redoubler d’efforts pour les protéger, où qu’ils vivent» , a déclaré le Directeur général de l’UNICEF, Anthony Lake. Une pauvreté rampante, les conflits, le VIH et le SIDA et les changements climatiques ainsi que la violence au foyer forcent un nombre croissant d’enfants à quitter leur famille pour vivre et travailler dans la rue, où ils sont exposés au danger et à l’exploitation. Beaucoup d’autres sont exploités de façon moins visible, qu’ils travaillent pour une famille, dans une ferme, dans une mine, voire pour des groupes armés.

Afrique subsaharienne En Afrique subsaharienne, environ 50 millions d’enfants ont perdu un de leurs parents, ou les deux, dont près de 15 millions à cause du SIDA. Certains sont obligés de grandir tous seuls, sans appui ou presque des adultes. L’Afrique subsaharienne a le taux le plus élevé de travail des enfants au monde, plus d’un tiers des 5-14 ans étant engagés dans les pires formes de travail. « Les enfants qui vivent et travaillent dans la rue, dans les villes et villages africains, ne sont que la face visible de violations des droits humains à grande échelle, affirme Agnès Kabore Ouattara, Présidente du Comité africain d'experts sur les droits et le bien-être de l'enfant. C’est imputable à des facteurs socio-économiques comme la pauvreté, l’explosion démographique, l’exode rural, les crises politiques, ainsi que des problèmes interpersonnels, comme la violence et le fait de se faire rejeter dans des familles dysfonctionnelles. »

Le rôle des Etats Ces problèmes ne rendent que plus nécessaire un renforcement du rôle de la famille et de la communauté pour favoriser et protéger le bien-être des enfants. C’est pourquoi les États, appuyés par leurs partenaires, doivent investir des ressources suffisantes dans les communautés rurales ou provinciales désavantagées pour réduire les disparités entre les régions et les groupes socio-économiques et combattre la discrimination fondée sur le sexe, l’âge, l’appartenance ethnique ou autres facteurs.

Des progrès constatés Ces dernières années, un certain nombre de pays africains ont bien progressé dans la mise en place d’un cadre basé sur les droits de l’enfant. Beaucoup d’entre eux ont introduit des mécanismes de protection sociale, comme les transferts de fond qui jouent un rôle clé dans le soutien aux familles vulnérables et grâce auxquels les enfants ne sont pas obligés de quitter la maison pour gagner leur vie dans la rue ou dans des conditions de travail tenant de l’exploitation.



Historique de la Journée La Journée de l’enfant africain commémore la marche de 1976 à Soweto, en Afrique du Sud, lorsque des milliers d’élèves africains sont descendus dans la rue pour protester contre la mauvaise qualité de leur éducation et exiger que soit respecté leur droit à recevoir un enseignement dans leur propre langue. Des centaines de jeunes garçons et filles ont été abattus et pendant les quinze jours de manifestation qui ont suivi, plus d’une centaine de personnes ont été tuées et plus d’un millier blessées. En l’honneur de ces victimes et pour rappeler le courage de tous les manifestants, la Journée de l’enfant africain est célébrée le 16 juin de chaque année depuis 1991, année de sa création par l’Organisation de l’unité africaine. Elle attire aussi l’attention sur la vie des jeunes Africains d’aujourd’hui.

C. F.-B.

Catherine Fiankan-Bokonga

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